Les dangers des contraceptifs oraux et la responsabilité de toute la chaîne de distribution

Si l’on doit concéder à chacun, dans les limites du raisonnable le droit à l’erreur,

Si aucun diagnostic ni aucune intervention n’est exempt de risque.

Le risque médical lui ne peut être uniquement le fruit du hasard,

Nous sommes ici en présence d’un aveuglement officiel, de statistiques incomplètes ou d’absence de statistiques.

Si certains médecins sont la courroie de transmission zélée des laboratoires pharmaceutiques quand au choix de tel ou tel type de traitement.

On ne doit toutefois pas céder à la tentation habituelle qui consiste à accabler les exécutants, pour décharger de leurs responsabilités ceux qui disposent de la puissance de l’information et qui ont décidé en connaissance de cause.

Je parle ici de la loi Aubry 2002 …(les filles mineures peuvent prendre la pilule contraceptive sans l’autorisation des parents) et des recommandations de l’INSERM.

Alors que nous sommes dans l’ère de l’information massive par le biais de la télévision et d’internet, dans un pays qui prône le principe de précaution, cette absence totale d’information au grand public sur ces anomalies nous a déterminé à réagir. Une sorte de roulette russe qui chaque année coûte la vie à des jeunes filles et à de femmes.

Il nous paraît inconcevable au 21eme siècle, alors que la médecine a fait des progrès considérables, que des jeunes filles, des femmes puissent mourir par manque d’informations.

La loi n° 83-660 du 21 juillet 1983 relative à la sécurité des consommateurs.

La loi Aubry de 2002 a permis à une simple association loi 1901, le Planning Familial, de supplanter l’autorité parentale et de prescrire la pilule à des mineures sans le consentement ou l’information des parents.

Le planning familial ne remplit pas son rôle d’informateur auprès des jeunes filles mineures (ma fille n’avait pas 17 ans).

Il est devenu un bureau de promotion et de publicité des laboratoires pharmaceutiques.

Il distribue un seul type de pilule, sans discernement, ni réelle précaution, ceci pour soi-disant sauvegarder des jeunes femmes d’une grossesse non désirée (Il y a plus de 200000 avortements par an en France malgré la pilule).

Lorsqu’ un drame survient après une prescription du personnel du planning familial, cet organisme ne se sent nullement responsable.

Pire, la jeune fille est mise en accusation “ …elle a fait un choix…“

Oui, celui d’être responsable de sa vie affective et sexuelle.

Elle a cherchée un conseil auprès d’un adulte professionnel censé la protéger en lui donnant une information juste, complète et éclairée sur les bénéfices et les dangers des méthodes contraceptives.

Une personne qui doit lui indiquer les symptômes qui pourraient lui arriver en cas d’interaction dangereuse avec son corps, même s’ils sont rares ce qui lui permettraient de sauver sa vie.

Nous demandons le changement de la procédure du planning familial, la révision des recommandations de l’INSERM, de l’HAS et de l’ANAES en ce qui concerne la prise en charge des jeunes filles mineures qui n’ont pas le consentement parental.

Aujourd’hui, l’INSERM recommande de pratiquer un bilan génétique dès la deuxième MTE (Maladie Thromboembolique) chez l’adulte jeune, sauf que ma fille n’a pas eu le temps de faire une deuxième MTE, elle est morte à la première.(90% des décès survient lors de la première embolie pulmonaire).

Une jeune de 15, 16 ou 17 ans ne connait pas forcément ses antécédents familiaux, d’autant plus qu’elle ne peut pas questionner ses parents sans éveiller les soupçons.

Elle ne peut pas gérer une situation de crise, nous en avons fait la triste expérience. Et que dire d’une jeune fille adoptée qui ne connaîtrait pas ses parents biologiques?

Le corps médical sait que l’embolie la plus grave survient souvent dans les trois premiers mois ou la première année.

Actuellement l’information concernant les risques liés à la pilule n’est pas communiquée clairement aux patients. Les notices comportent des termes médicaux incompréhensibles pour des profanes et notamment pour des jeunes filles mineures. Une adolescente de 15 ans ne comprend pas ce que signifie une embolie ou des maladies de l’hémostase. De plus les symptômes ne sont pas suffisamment mis en avant sur les notices.

Ajoutons que la prise en charge sur le plan médical est incomplète, certains médecins prescripteurs ne prennent pas suffisamment le temps d’expliquer les dangers et les symptômes graves qui doivent alerter immédiatement la patiente.

A ce jour, les notices de pilule évoquent des cas d’embolies chez des femmes de plus de 35 ans ou des tabagistes. Ma fille ne fumait pas, elle avait 17 ans et était sous traitement contraceptif depuis deux mois et dix jours.

La pilule contraceptive est un médicament qui peut avoir des effets graves et mortels.

Il faudrait revoir l’information sur la contraception qui n’est plus considéré comme un traitement médicamenteux comportant des risques mais comme un traitement de confort banalisé.

Nous demandons que des modifications soient apportées à la loi Aubry et que le principe de précaution soit appliqué à toutes les jeunes filles mineures.

En effet, notre fille a pris la contraception par l’intermédiaire du planning familial et n’a jamais reçu les précieuses informations qui auraient pu lui sauver la vie.

Lorsque les symptômes d’embolies sont survenues, elle n’a pas su interpréter ni comprendre le degré d’urgence de son état. L’ignorance de cette prescription au sein de la cellule familiale ne nous a pas permis de l’aider de façon adaptée.

Toutes les victimes de la contraception orale ne sont pas un détail.

Il est important aujourd’hui qu’il y ait une véritable prise de conscience du corps médical concernant la prescription d’un traitement contraceptif.

En effet, il n’est pas acceptable qu’en 2011, on puisse admettre l’idée que des jeunes filles ou femmes puissent mourir ou devenir handicapées à la suite de la prise d’un contraceptif oral sous le couvert de la fatalité alors que la science permet de l’éviter.

Les dysfonctionnements liés à la prise de la pilule doivent éveiller les consciences pour réorganiser des procédures de prise en charge et d’informations adaptées à chaque population.

Je pose ici la question, qui est responsable de la mort de ma fille de 17 ans ? Qui sont les responsables du décès des centaines de jeune innocentes ?

LES QUESTIONS QUI DERANGENT

Pourquoi il n y a aucune statistique concernant les décès de femmes et de jeune filles par embolie pulmonaire sous pilule contraceptive, sans anomalie de coagulation ou avec anomalie de coagulation?

Pourquoi il n y a aucune émission de télé sur l’embolie pulmonaire et son lien avec les facteurs de risque comme les maladies de l’hémostase (facteur V ou II de leyden ou autres), et les contraceptifs oraux ?

Pourquoi met-on en avant uniquement la femme de plus de 35 ans et fumeuse, alors qu’on sait qu’il y a des décès uniquement par pilule et ce sans anomalie d’hypercoagulabilité et autres facteur de risque ?

(ce sont des jeunes mineures d’à peine quinze ans et non fumeuse qui meurent, et en ce qui concerne la cigarette on oublie de dire qu’il faut plus de 10 cigarettes par jour pour qu’il y est de risque.)

Comment se fait il que dans toute la documentation concernant l’embolie pulmonaire ou l'AVC il n’y ait aucun mot sur les dangers des contraceptifs oraux (recrudescence de certains cancer, AVC, phlébite, embolie pulmonaire)?

Comment se fait-il que la plupart des gynécologues ne parlent jamais des dangers de la pilule ?

Comment se fait-il que dans les notices on utilise que des mots non compréhensibles pour la majorité des adolescentes et même des adultes?

Pourquoi ne parle-t-on jamais des plus de 50 milliards d’euros par an que représente la pilule contraceptive pour les laboratoires et que l’on voudrait étendre à toute la planète pour augmenter les bénéfices?

Ou sont les vrais féministes? Ici c’est bien les femmes qui sont victimes et qui payent le plus gros tribut. C’est avant tout les femmes qui meurent pour le bien être des hommes. Les hommes ne prennent pas de pilule et même lorsqu’ils ont des anomalies d’hypercoagulabilité, ils ne courent pas les mêmes risques.

Quelles sont les raisons de ce refus d’information de la part des autorités sanitaires, si ce n’est la peur de perdre des parts de marché donc de l’argent pour les laboratoires pharmaceutiques?

Ce manque d’information aujourd’hui, on peut le qualifier de criminel quand on sait que plus de la moitié des décès par embolie pulmonaire ont pour cause la méconnaissance de cette pathologie ; notamment les symptômes et l’ignorance des risques concernant les contraceptifs oraux.

La majorité des personnes interrogées ne savent pas que lors d’une embolie pulmonaire leur pronostic vital est engagé et que les minutes sont comptées.

Le problème que j’évoque ici est un problème national et international grave, car on envoie à la mort des milliers de jeunes femmes pour quelques poignées d’euros de bénéfices supposés.

Le fait d’informer les femmes des risques n’empêchera pas l’utilisation des contraceptifs oraux, mais diminuera fortement le nombre de décès grâce à une connaissance des symptômes et donc une prise en charge plus rapide et efficace.

Quand certains nous parlent du rapport bénéfices/risque pour agir, ils devraient regarder le coût de la mort d’une jeune femme de 20 ans pour la nation.

Simplement le coût de la scolarisation d’une jeune jusqu'à l’âge de 18 ans représente plus de 60 000 euros sans compter le coût de l’hospitalisation et des journées de réanimation (environ 1000 euros jour).

Et que dire lorsque cette jeune se trouve fortement handicapée? Je ne parle pas non plus des rêves brisés et des richesses perdues pour la nation et l’humanité.

Combien coûte un dépistage d’hypercoagulabilité ? Seulement 150 euros et on m’a répondu que c’est malheureusement trop cher.

Vous qui lisez ces quelque lignes vous êtes concernés.

Vous ne pouvez pas rester indifférent.

Demain, quelqu’un de votre entourage sera victime de la non information.

Venez nous rejoindre contre le cynisme et l’irresponsabilité des décideurs pour qui la vie de ces milliers de jeunes femmes n’a pas une grande valeur.

Si on veut que les choses changent il faut être nombreux, la loi du nombre, les décideurs l’ont bien compris.