Bonjour,
En 2005 à 41 ans, suite à une endométriose, plutôt en bonne santé, non fumeuse mais en surpoids, le spécialiste qui me suit me prescrit Jasmine, plus adaptée selon lui à mon problème. Je constate qu'effectivement sur la notice est indiqué un risque de trombophilie (ma mère a tout de même fait une embolie pulmonaire et mon père ainsi que mon grand père ont toujours eu des soucis veineux au niveau des jambes…..) mais bon, je fais confiance à ce médecin bien réputé. Mais fin 2009 à 45 ans, une vilaine toux ne guérit pas, j'ai beaucoup de difficulté à respirer, suis épuisée, et il fait très froid dehors au point que mes sinus me brulent à chaque respiration. Pas de douleurs particulières à la poitrine mais le moindre effort est un supplice. Je ne marche plus, je vois 3 médecins différents qui me parlent d'une simple bronchite qui tarde à guérir, radio à l’appui. Et puis un dimanche (vivant seule) je me sens vraiment mal, je ne peux plus respirer et mon cœur semble s'emballer dans ma poitrine. J’hésite longuement, pensant à une crise d'angoisse, mais j'appelle le 15 (cet appel m'a sauvé la vie). Au son de ma respiration et après quelques questions rapides, le médecin m'envoie les pompiers en urgence. Ils n'ont que le temps d'arriver avant que je ne m'écroule. Transportée à l'hôpital XXX avec 7 de tension, des vomissements et des convulsions, je perds connaissance. Les médecins urgentistes me récupèrent in extremis et je passe 1 nuit et 1 jour au sein des urgences à faire des examens (ils pensent d'abord à une déshydratation), puis les gaz des sangs révèle une forte probabilité d'Embolie Pulmonaire confirmée par scanner. Montée en urgence aux soins intensifs de pneumologie où je vais rester 8 jours. Tacchycardie (une partie de mon cœur a doublé de volume) et je convulse dés qu'on me lève…… Pronostique vital engagé pendant plusieurs jours…. On cherche la cause de cette embolie pulmonaire bi latérale, mais aucune anomalie génétique n'est détectée et je ne prends aucun autre médicament que Jasmine…… Les médecins stoppent donc immédiatement la prise de cette pilule qu'ils jugent probablement responsable de mon état. Apparemment sauvée je sors des soins intensifs et reste 2 jours sous surveillance dans le service de pneumologie avant de rentrer chez moi. Je vais rester sous coumadine durant 1 an et demi avec prise de sang toutes les semaines pour surveiller le dosage. La crainte de la récidive ne me lâche plus, cela fait maintenant 3 ans que cela est arrivé et je sais que je ne dois d'être là aujourd'hui qu'à mon instinct de survie qui m'a poussée à passer cet appel, car les médecins ont été formels, le lendemain on m'aurait retrouvée …… morte chez moi…….. Je reste convaincue que Jasmine a failli me tuer. J'ai eu de la chance car à ce jour je n'ai pas conservé de séquelles, mon coeur a repris son aspect normal (j'ai été suivie par une cardiologue durant 1 an 1/2) mais psychologiquement je suis restée en partie fragile et est tendance depuis à développer un syndrome hypocondriaque…… Je ne suis plus tout à fait la même qu'avant depuis….